Le Canada est le deuxième plus grand pays développé du monde, le 36e le plus populeux, et l’un des plus riches. Peut-on croire alors qu’un enfant sur dix vive sous le seuil de la pauvreté en ce moment au Canada? La réponse est oui!
Les statistiques apportées proviennent de Campagne 2000, un organisme fondé en 1989 par M. Ed Broadbent et qui vient en aide à la pauvreté infantile de notre pays. Selon les chiffres de l’an 2007, donc avant la récession, le taux de pauvreté infantile a légèrement diminué passant de 11,9% à 9,5% depuis 1989. C’est en Colombie-Britannique que le taux de pauvreté infantile est le plus élevé et à l’Ile-du-Prince-Édouard qu’il est le plus bas. Les chiffres de l’Ontario et du Québec sont près de la moyenne nationale.
Campagne 2000 tente de régler le problème en ce moment, mais ils ont besoin de temps car la situation est assez compliquée. Broadment souligne qu’il y a 40% des familles à faible revenu dans lesquelles au moins un parent travaille à temps plein. Pour corriger la situation actuelle, Campagne 2000 recommande l’adoption d’un salaire minimum de 11$ l’heure.
Dans la région de Prescott-Russell en ce moment, on compte 22 145 enfants et 3305 d’entre eux vivent sous le seuil de la pauvreté. Lorsque près de 15% de nos enfants sont pauvres, le problème concerne tout le monde!
C’est une question de santé physique et mentale. Dommage pour les parents car ils doivent se sentir coupables bien malgré eux de ne pas pouvoir subvenir au bien-être de leurs enfants. Une maman victime de ce phénomène nous dit : «Il faut que je ramène mon fils à la maison pour le lunch parce que je n’ai pas assez d’argent pour qu’il mange à l’école; je ne peux même pas lui payer des petites collations. Je n’ai absolument pas d’argent pour les gâteries. Chaque enfant devrait avoir le droit de rêver ou de demander quelque chose de spécial, mais encore une dois, je n’ai pas du tout les moyens de lui offrir ce genre de plaisir.»
Un enfant de 10 ans éprouvé ajoute : «J’attrape souvent le rhume. Chez nous, on mange surtout de la soupe et des choses comme ça. De la soupe et des biscuits. C’est à peu près tout.»
Pour conclure, la pauvreté infantile est un sérieux problème et il faut agir maintenant pour le régler car nous n’avons aucune excuse face à cette situation.