L’entomophagie : la solution du futur

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Annie-Claude Béland
École secondaire publique Louis-Riel

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La population mondiale actuelle va augmenter drastiquement dans les décennies à venir. L’ONU estime qu’elle sera à 8,1 milliards en 2025 et à 9,6 milliards en 2050. Ce sera tout un défi de partager notre planète, voire impossible si nous ne changeons pas notre mode de vie. Un des plus grands enjeux sera du côté de l’alimentation. D’après un grand nombre d’experts, nous devrons nous tourner vers l’entomophagie, la consommation humaine d’insectes comestibles, afin de subvenir aux besoins alimentaires de tous.

Le département de l’alimentation et de l’agriculture de l’ONU a publié un rapport de 200 pages, le 13 mai 2013, s’intitulant « Edible Insects: Future Prospects for Food and Feed Security ». Les auteurs souhaitent par-dessus tout que le document sensibilise les gens aux nombreux rôles essentiels que jouent les insectes pour soutenir la nature et la vie humaine.

Afin de faire vivre 9 milliards d’humains d’ici 2050, la production de nourriture va presque devoir doubler. Pourtant, les terres agricoles se font de plus en plus rares, la surpêche actuelle des océans inquiète les experts, et les ressources en eau potable ont déjà grandement diminué. L’entomophagie devient alors une excellente solution envisageable. Son recours peut être justifié par trois raisons principales : la santé, l’environnement et les facteurs économiques et sociaux.

Ainsi, les insectes sont bons pour la santé. C’est même surprenant à quel point ces derniers sont nutritifs. Ils sont riches en protéines, en bon gras, en vitamines (fer, calcium, zinc, sélénium, phosphore) et en fibres. C’est une excellente alternative à la viande plus conventionnelle comme le poulet, le porc et même le poisson. Par exemple, 100 grammes de bœuf contiennent 6 mg de fer, alors que la même quantité de sauterelles en contient de 8 à 20 mg.

De plus, la production d’insectes est plus efficace énergiquement et écologiquement que celle de la viande rouge. Les insectes ont en effet un très faible impact environnemental. Ils produisent une quantité de gaz à effet de serre minime comparativement aux autres sources de protéine, en plus de se nourrir de déchets organiques.

Enfin, l’élevage des insectes est facile et peu coûteux. Entreprendre un élevage peut se faire facilement dans un milieu rural ou urbain. Cela peut être fait chez soi sans aucune technologie et peu d’investissements. Imaginez élever des insectes chez vous afin de les utiliser comme source de protéine dans un repas ! Cela semble insensé, mais c’est une solution clé à la malnutrition dans le monde.

Et si vous vous demandez sûrement qui veut manger des insectes, laissez-moi vous rappeler qu’un tiers de l’humanité en mange déjà ! Il existe plus de 1400 espèces d’insectes comestibles à travers le monde. Ils font déjà partie de la culture d’une douzaine de pays comme le Brésil, le Japon, la Colombie, le Ghana, le Mexique et la Chine. Par ailleurs, une collation populaire en Thaïlande est le Jing Leed, un criquet frit nappé de sauce Golden Mountain, semblable à la sauce soya, assaisonné de poudre de piment.

Nos habitudes alimentaires sont imposées par notre culture. Malgré tous les avantages qu’il y a d’être entomophage, plusieurs ne vont jamais apprécier l’idée. Mais il reste qu’un jour, la nourriture que nous mangeons se fera rare, et l’entomophagie sera peut-être l’une des seules solutions existantes… et alléchantes !

Organisations: ONU

Lieux géographiques: Brésil, Japon, Colombie Ghana Mexique Chine Thaïlande

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