Avec seulement quelques jours avant l’ouverture de la conférence des Nations Unis sur les changements climatiques qui a lieu le 6 décembre, c’est bien de voir les chefs d’État du monde mettre leurs nombres sur table aussi bien qu’ils annoncent leur intention d’assister à la conférence.
La dernière semaine du mois de novembre, le président des États-Unis Barack Obama et le premier ministre de la Chine Wen Jiabao ont tous deux annoncé qu’ils allaient assister au sommet. Le jour suivant, le premier ministre Stephen Harper annonça qu’il assisterait lui aussi au sommet, qu’il avait changé d’avis et qu’il sera lui aussi à Copenhague pour négocier un nouveau traité.
La participation de Stephen Harper à la conférence a été très bien accueillie par tous les Canadiens. Sa décision de participer à la lutte contre le réchauffement climatique ne devrait pas être vue comme si le premier ministre était un copieur. Pour lui, nous partageons avec les États-Unis le même continent et ce pays est notre plus grand partenaire. Une alliance avec les États-Unis pour la réduction des gaz à effet de serre est une bonne chose si les deux pays du même continent s’allient ensemble.
Le plus grand espoir est de voir au Danemark les chefs des plus grand pays préparés à négocier un nombre spécifique de pourcentage de réduction des gaz à effet de serre. La Chine offre 40% à 45% de réduction sur l’intensité de carbone dans l’air d’ici 2020. La Chine pense que le minimum de réduction est de 12%.
La réduction des gaz à effet de serre est un grand défi pour tous les pays du monde surtout alors que le monde traverse une crise économique. Si le premier ministre Stephen Harper est hésitant face au protocole de Kyoto c’est qu’il pense avant tout à l’économie du Canada. L’application du protocole risquerait de faire chuter l’économie du pays, plusieurs compagnies seraient dans l’impossibilité de payer pour les émissions qu’ils dégagent et devraient fermer.
Le premier ministre du Québec Jean Charest a déclaré que Québec allait réduire ses gaz à effet de serre de 20% d’ici 2020. Charest avertit Ottawa que l’Europe risque d’imposer des impôts aux pays qui ne respectent pas leurs engagements.
Plus de trois Canadiens sur quatre disent qu’ils se sentent embarrassés que leur pays ne prenne pas assez d’engagements dans la réduction d’émission. Dans le même sondage, ils disent que l’économie du pays est la priorité numéro un des Canadiens. On ne peut pas avoir les deux en même temps. Copenhague ne risque pas d’être un jeu d’enfant.