Les taux de morts s’élèvent aux Philippines dans un massacre relié aux élections provinciales de Maguindanao, une province du sud.
Séquelle d’un massacre le lundi 23 novembre 2009, l’état de Maguindanao est en «lockdown», après la déclaration d’état d’urgence de la présidente Gloria Macapagal-Arroyo. Près de 50 personnes, toutes liées au politicien Esmael Mangudadatu (journalistes, membres de familles et conseillers), ont été victime d’un enlèvement suivi par une masse tuerie.
Selon la police, treize corps de journalistes ont été retrouvés, après avoir été enterrés à la hâte dans un cimetière, ou lancés sur le bord de la rue. Notez bien que les carrières les plus dangereuses aux Philippines sont celles de journaliste et de politicien.
Le militaire clame qu’Andal Ampatuan, le gouverneur de la province de Maguindanao, et son fils portant le même nom, sont les suspects principaux. Il est présumé que Ampatuan avait pour but d’étouffer les attentats de Mangudadatu de se présenter contre son fils Ampatuan junior pour le poste de gouverneur l’année prochaine, et lorsqu’il a échoué, il a prit des mesures encore plus extrême.
Les victimes ont été capturées, avec Mme Mangudadatu, lorsqu’elle se dirigeait à l’office électoral pour enregistrer son mari pour se présenter aux élections provinciales. Trois policiers suspectés d’être impliqués dans le complot ont été détenus. Depuis, le gouvernement fédéral a demandé de l’aide d’Amnistie Internationale et d’autres acteurs sur la scène internationale pour l’assister à résoudre ce qui est maintenant le plus grand massacre politique jamais connu aux Philippines.