La conscience environnementale des gens s’élargit. On adopte de grands projets. À l’exemple de Toronto qui, depuis le 31 janvier 2010, est devenue la première municipalité nord-américaine à rendre l’installation d’une superficie d’au moins 20% de toits verts obligatoire, sur tous les toits des nouveaux édifices.
Tout d’abord, qu’est-ce qu’un toit vert? Il s’agit d’une toiture végétale, soit une surface unie ayant une faible pente de 2% que l’on recouvre de verdure. On applique un matériau isolant, une membrane imperméable et un système de drainage comprenant parfois un système d’irrigation. Par la suite, on recouvre le tout d’une membrane qui empêche les racines d’endommager le toit, et finalement on y met une couche de terre appelée« substrat». Il ne reste plus ensuite qu’à choisir le type de végétaux souhaités.
Il y a deux types de toits verts: l’un dit «extensif», qui est constitué d’une mince couche de terre avec des végétaux dont les racines ne sont que superficielles sur la surface et l’autre appelé «intensif», qui a besoin d’une couche de terre plus épaisse pour permettre aux racines d’arbres et d’arbustes de mieux pousser.
Toutefois, même si les toits verts semblent intéresser de plus en plus certains pays, cette pratique ne date pas d’hier. La première toiture végétale remonterait au début du XIIIe siècle en Norvège! Les toits verts sont principalement associés à l’Europe qui utilise ce système depuis des décennies.
En premier lieu, l’avantage principal d’un toit vert a toujours été de réduire la climatisation durant la saison chaude de l’été. Par contre, en 2006, des chercheurs canadiens ont démontré que le toit vert est tout aussi avantageux en hiver. Il favorise la conservation d’énergie; un toit vert permet de réduire de 10% la quantité d’énergie utilisée pour le chauffage durant la saison froide.
En été, en plus d’être un embellissement pour les villes, les toits verts améliorent le climat urbain; les plantes aident à abaisser le niveau de dioxyde de carbone présent dans l’air. Aussi, ils permettent une rétention des eaux de pluies pouvant aller de 50% à 75%, ce qui fait en sorte de diminuer le niveau des égouts. De plus, l’aménagement d’espaces verts sur les toits, crée des habitats fauniques qui peuvent être intéressants pour les oiseaux migrateurs par exemple. Sans oublier que ce toit peut réduire le bruit de 40 décibels, ce qui est énorme quand on sait que les bruits de plus de 75 décibels sont à risque pour les humains.
Bref, les toits verts ont plusieurs avantages. Des études ont démontré que si le Canada avait au moins 6% de toits verts, le pays tout entier pourrait voir une baisse de température de plus de 1,5oC. Alors pourquoi ne pas essayer de contrer les effets du réchauffement planétaire, en adoptant les toits verts?