Caché derrière la splendeur des œuvres de ce fameux peintre, se cache un côté sombre, un homme mal compris. Les scientifiques d'aujourd'hui tentent de déchiffrer le motif derrière ce geste et ils ont établi diverses théories : chacune aussi incertaine que l'autre. Il aurait pu souffrir de schizophrénie, de bipolarité ou même d'épilepsie du lobe temporel, ceci demeure un mystère. Le lendemain de cet incident, Van Gogh fut admis à l'hôpital. Il passa les 70 derniers jours de sa vie à Auvers-sur-Oise, dans l’auberge Ravoux, où il créa une nouvelle œuvre chaque jour, malgré son état de santé. Il semblait aller mieux, mais le 29 juillet 1890, son instabilité mentale l’emporta. Il se dirigea dans un champ et se tira un coup de revolver dans la poitrine. En douleur extrême, il retourna à l'auberge où il mourut dans son lit, son frère Theo à ses côtés.
En fin du compte, l'histoire de Vincent n'est pas aussi différente que celle des jeunes d'aujourd'hui. Van Gogh était malade, il se fâchait. Il était un homme qui préférait s’isoler, qui ne savait pas comment se sauver du mal et les gens qui l’entouraient ne le comprenaient pas. Tout comme certains jeunes d’aujourd’hui choisissent la drogue pour tenter d’oublier leur peine, l'art était sa drogue.
« Je souhaite qu'ils m'acceptent comme je suis, disait Van Gogh. J'ai mis mon cœur et mon âme dans mon travail, et j'ai perdu mon esprit dans le processus ».
En 2011, une nouvelle hypothèse sur sa mort a été avancée par deux auteurs, Steven Naifeh et Gregory White Smith. Selon les deux chercheurs britanniques, Vincent Van Gogh serait mort d'une balle tirée par deux adolescents de la région. Gaston et René Secrétan auraient supposément tiré sur Van Gogh de façon accidentelle. Les garçons auraient obtenu le revolver de l'aubergiste Arthur Ravoux pour tirer des oiseaux et des petits animaux. Vincent, ayant le cœur trop grand pour blâmer les jeunes, serait retourné à l'auberge où il succomba à ses blessures deux jours plus tard.
« Mon corps est à moi et je suis libre de faire ce que je veux. N'accusez personne, c'est moi qui voulais me suicider », aurait dit Van Gogh.
Considérant son état mental, le fait que l'arme n'ait jamais été retrouvée, que la trajectoire de la balle ne soit pas logique pour un suicide et que l'aubergiste ne donnerait pas un pistolet à un homme qui sort d’un asile psychiatrique, « un homicide accidentel est plus que probable », disent les auteurs.
Le point de vue des deux Britanniques suscite des réactions, mais le célèbre musée Van Gogh à Amsterdam n'est pas convaincu de leur hypothèse.
Pour conclure, les événements de cette journée sombre ne seront jamais justifiés, mais nous savons que Vincent voulait laisser sa trace et que ses œuvres en auront fait ainsi.
