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Van Gogh, suicide ou homicide accidentel ?

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Publié le 18 Janvier 2013
Publié le 18 Janvier 2013

Samuel Champagne de Intermédiaire Béatrice-Desloges

La vie de l'artiste Vincent Williem Van Gogh, indiscutablement le peintre le plus connu à travers le monde, commença le 30 mars 1853, à Groot Zundert dans les Pays-Bas. Il était le fils aîné du pasteur Theodorus Van Gogh et d'Anna Cornelia. De plus, sa famille comptait 6 enfants. À l’âge de 27 ans, il décida de poursuivre sa carrière dans les arts. Comme étudiant, il acquit beaucoup d'expérience avec les diverses techniques et formes d'art qu'il observait en passant d'une province à l'autre. Il voyagea ensuite à Arles, mais le 23 décembre 1888, Van Gogh fut retrouvé dans son lit, le lobe de l'oreille gauche tranché.

Sujets :
Auvers-sur-Oise , Ravoux , Amsterdam

Caché derrière la splendeur des œuvres de ce fameux peintre, se cache un côté sombre, un homme mal compris. Les scientifiques d'aujourd'hui tentent de déchiffrer le motif derrière ce geste et ils ont établi diverses théories : chacune aussi incertaine que l'autre. Il aurait pu souffrir de schizophrénie, de bipolarité ou même d'épilepsie du lobe temporel, ceci demeure un mystère. Le lendemain de cet incident, Van Gogh fut admis à l'hôpital. Il passa les 70 derniers jours de sa vie à Auvers-sur-Oise, dans l’auberge Ravoux, où il créa une nouvelle œuvre chaque jour, malgré son état de santé. Il semblait aller mieux, mais le 29 juillet 1890, son instabilité mentale l’emporta. Il se dirigea dans un champ et se tira un coup de revolver dans la poitrine. En douleur extrême, il retourna à l'auberge où il mourut dans son lit, son frère Theo à ses côtés.

En fin du compte, l'histoire de Vincent n'est pas aussi différente que celle des jeunes d'aujourd'hui. Van Gogh était malade, il se fâchait. Il était un homme qui préférait s’isoler, qui ne savait pas comment se sauver du mal et les gens qui l’entouraient ne le comprenaient pas. Tout comme certains jeunes d’aujourd’hui choisissent la drogue pour tenter d’oublier leur peine, l'art était sa drogue.

« Je souhaite qu'ils m'acceptent comme je suis, disait Van Gogh. J'ai mis mon cœur et mon âme dans mon travail, et j'ai perdu mon esprit dans le processus ».

En 2011, une nouvelle hypothèse sur sa mort a été avancée par deux auteurs, Steven Naifeh et Gregory White Smith. Selon les deux chercheurs britanniques, Vincent Van Gogh serait mort d'une balle tirée par deux adolescents de la région. Gaston et René Secrétan auraient supposément tiré sur Van Gogh de façon accidentelle. Les garçons auraient obtenu le revolver de l'aubergiste Arthur Ravoux pour tirer des oiseaux et des petits animaux. Vincent, ayant le cœur trop grand pour blâmer les jeunes, serait retourné à l'auberge où il succomba à ses blessures deux jours plus tard.

« Mon corps est à moi et je suis libre de faire ce que je veux. N'accusez personne, c'est moi qui voulais me suicider », aurait dit Van Gogh.

Considérant son état mental, le fait que l'arme n'ait jamais été retrouvée, que la trajectoire de la balle ne soit pas logique pour un suicide et que l'aubergiste ne donnerait pas un pistolet à un homme qui sort d’un asile psychiatrique, « un homicide accidentel est plus que probable », disent les auteurs.

Le point de vue des deux Britanniques suscite des réactions, mais le célèbre musée Van Gogh à Amsterdam n'est pas convaincu de leur hypothèse.

Pour conclure, les événements de cette journée sombre ne seront jamais justifiés, mais nous savons que Vincent voulait laisser sa trace et que ses œuvres en auront fait ainsi.

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Janluc Bastos
    - 25 Janvier 2013 à 06:32:29

    Bonjour connaissez vous le dernier livre sur van Gogh ? Il s'agit d'un inédit du célèbre éditeur Robert Morel, édité chez équinoxe : Enquête sur la mort de Vincent van Gogh Toute sa vie, Robert Morel a été passionné par la personnalité de Vincent van Gogh. Dès les années 1950, il lui consacre de nombreux travaux (Plon, le Figaro littéraire, Le Club du Livre Chrétien…) et même, en 1953, un drame radiophonique « La passion de Vincent Van Gogh Peintre et Martyr » (rediffusé en 2002 par la radio de Brême). En 1989, il avait le projet de publier les résultats d’une enquête sur la mort de van Gogh. Durant des années, il avait recoupé, regroupé, étudié, une documentation énorme. Il avait été en relation suivie avec Vincent Wilhem van Gogh, le fil de Théo, mais aussi avec le fils du Dr Gachet et Adeline Ravoux, témoins directs des derniers jours de Vincent. Le 18 août 1954, cette dernière lui a d’ailleurs adressé, à sa demande, un long témoignage inédit. Robert Morel devait malheureusement décéder avant d’avoir pu mener cette publication à son terme. Le temps a passé et aujourd’hui il n’y a plus une certitude mais plutôt deux hypothèses sur les circonstances du coup de feu fatal. Avant propos de l'éditeur : En avril 1989, Robert Morel, auteur et éditeur réputé, m’apporta le projet d’un livre consacré à la mort de Vincent van Gogh, qui selon les conclusions de ses recherches ne se serait pas suicidé. Il travaillait à l’élaboration de cette hypothèse depuis de nombreuses années et ne se sentait plus en mesure de mener seul à son terme, cette étude. Il me proposa donc de l’éditer, ce que j’acceptais à la lecture des pages de ce manuscrit. Malheureusement, Robert Morel devait décéder quelques mois plus tard, en 1990, avant d’avoir pu mener à bien cette édition. Les révélations de cette enquête bouleversaient radicalement la version alors unanimement admise du suicide du peintre. Et puis, le temps a passé… La parution, en novembre 2011 aux États-Unis de « Van Gogh the life » par Steven Naifeh et Gregory White Smith provoqua une telle tempête médiatique que peu de personnes n’ignorent aujourd’hui la remise en cause de la version du suicide du peintre maudit. La crédibilité de ces deux auteurs, déjà prix Pulitzer pour leur biographie de Pollock, a été renforcée par l’imprimatur que leur a accordé M. Leo Jansen fondateur et directeur du Van Gogh Museum à Amsterdam. Une évidence s’impose désormais : Robert Morel avait raison et ce qui pouvait sembler il y a 23 ans une théorie fantaisiste apparaît aujourd’hui, comme un nouvelle réalité sur la mort de van Gogh. Avec Odette Ducarre, sa femme, qui travaillait à ses côtés et ses enfants François, Ève et Marie, nous sommes heureux de rendre enfin publique cette enquête qui tout en décrivant les derniers jours de Vincent, magnifie sa générosité et son sens du partage qui furent la quête permanente de toute son existence.

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22 Mai 2013

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