Un symbole, une fierté



Un bracelet symbolique. Photo : Brigitte Delisle

Un bracelet symbolique. Photo : Brigitte Delisle

Publié le 26 Mars 2009
Publié le 16 Juin 2010
 

Brigitte Delisle, École secondaire Garneau

Sujets :
École secondaire Garneau , Garneau , Ontario

Depuis ses débuts, le projet du bracelet franco-ontarien se fructifie. Environ 40 000 bracelets ont été vendus partout dans la province. On peut maintenant le retrouver dans 126 écoles de l’Ontario. Ce projet a connu ses débuts à l’École Garneau alors que M. Denis Pigeon, dit Capitaine Franco, demandait à M. Claude Bouchard de l’aider à le réaliser. J’ai pu rencontrer M. Bouchard, l’animateur culturel de l’École Garneau, le 25 février dernier, afin de lui poser quelques questions sur le fameux bracelet qui devient de plus en plus populaire dans l’Est et le Sud de la province.

Cela a pris près d’une année avant que M. Bouchard ne consulte les documents que M. Pigeon lui avait apportés en 2006. Ces documents parlaient d’un projet potentiel qui avait pour but de permettre aux gens de parler français. Les deux enseignants se sont assis ensemble et ont décidé de créer le bracelet de la francophonie. Plus tard, après sa première édition, ils ont pensé créer un nouveau bracelet à l’effigie du drapeau franco-ontarien et qui aurait une philosophie. Après certaines modifications du projet, ils ont décidé que tous les gens qui achètent le bracelet doivent signer un engagement dans lequel ils promettent de le porter fièrement.

Ils ont effectué plusieurs modifications quant au lettrage et à l’emplacement du drapeau franco-ontarien. M. Pigeon a aussi décidé de créer une bague de la francophonie.

Au début, M. Bouchard faisait des tirages de certificats-cadeau offerts par divers commanditaires parmi les élèves de Garneau qui avaient acheté le bracelet. Cela rend M. Bouchard heureux car ces dons étaient un lien direct avec la communauté francophone. «C’est un des plus beaux projets auquel j’ai participé», ajoute M. Claude Bouchard. Ce bracelet fait maintenant partie du quotidien et de la fierté de M. Bouchard. Malgré les débuts remarquables du bracelet, on remarque une baisse des ventes, ce qui ne l’étonne pas. Il avoue même que ce n’est plus autant à la mode qu’auparavant. Mais alors, qu’est-ce qui le motivait le plus dans ce projet? Le fait que les Franco-Ontariens puissent se reconnaître, tout simplement. «Plus tard, le bracelet ne sera plus qu’un souvenir, car on ne peut pas le garder vivant même si on le voudrait bien», déclare-t-il. Il aimerait le garder le plus longtemps possible. M. Bouchard croit que si le gouvernement provincial s’en mêlait, ça pourrait peut-être régler les choses. S’il disait, par exemple, que tous ceux qui possèdent le bracelet peuvent assister à des films en français gratuitement pendant une année.

Il aurait aimé qu’on discute du projet à l’assemblée des 12 conseils scolaires de l’Ontario pour lui donner un impact massif provenant de nos décideurs. Le projet n’a jamais été reconnu à sa juste valeur et la longévité du bracelet est maintenant en jeu un peu à cause de cela.

On peut remarquer la phrase «Vu, entendu» sur le bracelet. C’est justement cela sa philosophie. «Vu» parce que les gens de ton entourage voient que tu portes le bracelet et «entendu» parce que tu entends les gens te parler en français.

Le bracelet se vend au coût de 3$ un peu partout dans la province. Ceux qui ont une ancienne version du bracelet peuvent le retourner et l’échanger gratuitement. Pour plus de détails, on peut consulter le site Internet du bracelet (www.lebracelet.on.ca).

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