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Entrevue avec une passionnée de l’écriture



Publié le 17 Décembre 2009
Publié le 16 Juin 2010
 

Kim Ninkuru, École secondaire De La Salle

Sujets :
École De La Salle , Cirque du Soleil

Je suis élève à l’École De La Salle en 12e année et j’ai décidé de faire une entrevue avec mon professeur d’écriture. Je voulais savoir d’où venait sa passion pour l’écriture et son expérience dans ce domaine.

Kim Ninkuru : Bonjour Madame. En regardant votre parcours, j’ai remarqué que vous aviez travaillé dans différents domaines dont la scénarisation, la publicité, le journalisme en passant par l’écriture de romans pour jeunes. Quelle est, parmi toutes vos expériences dans votre carrière, celle que vous avez trouvée la plus enrichissante et que vous recommenceriez sans hésiter?

Johanne Barette : Ma passion pour l’écriture vient du fait que je lisais énormément. Venant d’un milieu assez pauvre et assez bruyant, la lecture a toujours été ma façon de m’échapper de mon monde. J’ai toujours eu du respect pour l’écriture; c’est pour cela que jamais dans ma jeunesse, je n’aurais pensé travailler dans le monde de l’écriture parce que j’avais tellement lu d’œuvres magnifiques et d’auteurs plein de talent. J’avais une basse estime de moi-même donc même si une personne m’avait dit que je serais écrivaine un jour, je lui aurais répondu que c’était impossible parce que j’avais trop de respect pour les livres et je ne me pensais pas capable d’écrire.

K.N. : D’où vous vient votre passion pour l’écriture? Avez-vous toujours eu une relation fusionnelle avec les mots et avez-vous toujours su que vous travaillerez dans un domaine qui impliquerait l’écriture?

J.B. : J’ai eu l’occasion de travailler à la réalisation d’un documentaire intitulé Espace francophone. J’étais le contact nord-américain. J’ai particulièrement aimé cette expérience parce que j’ai eu l’opportunité de diriger tout le programme. J’ai travaillé à la réalisation et à la rédaction. C’est presque comme si c’était mon propre documentaire à moi. Si je pouvais le refaire, je le ferais avec plaisir parce que j’aime les documentaires et celui-là en particulier.

K.N. : Pouvez-vous me parler de vos études universitaires dans le théâtre et dans les arts?

J.B. : J’ai fait des études dans le théâtre parce que je voulais être comédienne. Mais au fil de mes études, je me suis rendue compte que je n’avais pas beaucoup de talent pour la comédie, tout au moins à un certain point, mais, également, le fait que le théâtre soit un milieu avec tellement d’hypocrisie et de couteaux dans le dos m’a causé une sorte de désillusion concernant ce domaine. J’ai donc décidé d’arrêter mes études en théâtre et de continuer mes études dans l’écriture. Au début, c’était juste en attendant de trouver une autre porte, mais finalement je suis restée dedans.

K.N. : Une de vos expériences dans le monde de l’écriture a été la collaboration avec Carlos Ferrand sur le documentaire La Griffe Magique avec lequel vous avez remporté un prix gémeau pour le meilleur documentaire culturel à la compétition officielle du festival des films sur l’Art en 2005 et deux autres pour le meilleur son et la meilleure musique. Ce documentaire se concentre sur la vie de Dominique Lemieux qui est la costumière du Cirque du Soleil. Que pouvez-vous me dire de plus sur votre contribution dans ce documentaire? Et ressentez-vous que c’est une des expériences dont vous êtes le plus fière?

J.B. : Je suis plus fière de mes livres. J’ai moins de réciprocités avec les documentaires même si travailler avec Carlos Ferrand est un bonheur à chaque fois car il est tellement inspirant, c’est un personnage complètement pété et j’adore ça!

K.N. : Vous avez également écrit des romans pour enfants (Le fantôme voleur de chaussures, Père Noël cherche emploi, Les moutons disent non!). Pourquoi avoir choisi d’écrire des histoires pour enfants?

J.B. : Je dirais que c’est elles qui m’ont choisie. Le premier livre est né assez par hasard. En effet, une illustratrice m’a demandé si je voulais bien écrire une histoire à partir d’une image qu’elle avait faite. J’ai été d’accord parce que ça semblait être un défi assez intéressant mais je n’y ai pas accordé beaucoup d’importance. Plus tard, j’ai appris que mon livre avait été publié. Je n’en croyais pas mes oreilles. J’ai alors continué avec ce genre d’histoires.

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7 Février 2012

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