La hausse de température mondiale récente, attribuable aux changements climatiques, est responsable d’un autre phénomène météorologique : la tempête de poussière. En effet, cet accroissement de chaleur déclenche depuis quelques décennies des tempêtes de plus en plus sévères, et entraîne des conséquences de plus en plus dramatiques.
D’abord, définissons formellement le phénomène d’une tempête de poussière : c’est un évènement qui consiste en des vents qui soulèvent un sol, idéalement sec et meuble, c’est-à-dire facile à déplacer, et le transportent en suspension, parfois même de continent en continent. La fréquence et la sévérité d’une tempête de poussière est influencée par la chaleur, la force du vent et la mobilité du sol.
En partant du fait que la grande majorité des scientifiques supportent l’idée d’un réchauffement climatique majoritairement «anthropique», c’est-à-dire causé par les humains, il est possible de conclure que l’homme est le premier coupable de la sévérité particulière des tempêtes récentes et futures, selon les prévisions des météorologues.
Le changement climatique est source de séchereses importantes qui rendent le sol beaucoup plus meuble. Ceci fait en sorte que le vent a plus de facilité à le soulever dans les airs pour former une tempête de poussière de plus grande envergure.
Ainsi, il est possible de voir une augmentation des conséquences environnementales des tempêtes, tant bonnes que mauvaises : l’avantage d’une tempête de poussière, c’est que son voyage transcontinental permet à ses particules, qui contiennent des éléments nutritifs tels que le fer, d’alimenter les forêts et les océans. Un organisme important qui profite de ceci est le phytoplancton qui, nourri de fer, est capable d’absorber le dioxyde de carbone, un des principaux gaz à effet de serre.
Aussi, étant donné la densité de la poussière, elle est assez opaque pour réfléchir les rayons du soleil, et contribue donc à minimiser le réchauffement de la planète.
Or, privées de ces rayons de soleil «nuisibles», les plantes n’arrivent pas à se nourrir correctement. Voilà le revers de la médaille : chaque particule, cependant dotée de nutriments, contient aussi plusieurs bactéries qui contamineront de nombreux organismes. Ces tempêtes sont ainsi toxiques pour les écosystèmes au-dessus desquelles elles voyagent. De plus, le sol, transporté loin de son emplacement original par millions de tonnes à la fois, prendra des siècles à se remplacer.
Pour conclure, personne ne sait encore si l’effet global d’une tempête de poussière sur l’environnement est positif ou négatif, mais il est clair qu’il est à surveiller.