Ils sont loin les jours où l’on pouvait manger avec confiance ce qui se trouvait au supermarché. Nous savons que nos légumes sont pleins d’agents de conservation. Mais si, à la limite, on peut les faire pousser chez soi, quand il s’agit du lait, où garder la vache? Il nous faut donc acheter le lait, avec ce qu’il y a dedans : nous allons examiner la structure et le fonctionnement de la rGBH, hormone qui a pour but d’augmenter la production de lait.
Une injection d’hormones de croissance (rGBH) fait augmenter la quantité d’hormones protéiniques dans les glandes pituitaires des vaches laitières. Ce processus a des effets dévastateurs et peut aussi affecter les humains qui boivent le lait excessivement chargé d’hormones.
Selon le Dr Michael Hansen : «Les vaches auxquelles cette hormone est injectée connaissent une augmentation significative dans la fréquence de 16 maladies […]. Les vaches souffrent énormément et, de plus, le lait contient des restes d’antibiotiques, de pus et de sang, du fait des maladies et traitements continuels auxquels elles sont soumises. Cela génère une plus grande résistance aux antibiotiques chez ceux qui consomment ce lait et ses dérivés.» Du lait plein de pus, de sang et d’hormones femelles qui fait pousser les seins chez des jeunes de cinq ans? Non merci.
En conclusion, chaque fois qu’une nouvelle technologie apparaît, le gouvernement a besoin de passer des lois qui la régissent. Dans le cas de l’hormone de croissance, je pense que les inconvénients sont plus nombreux que les avantages, en termes de santés humaine et bovine. La position du Canada contre cette hormone me rend capable de dormir la nuit et prendre plaisir à mon bol de céréales du matin.