La Cour Pénale Internationale (CPI) a annoncé qu’elle va émettre un mandat d’arrestation contre le président Omar Hassan al-Bashir pour génocide, pour crime humanitaire et crime de guerre au Darfour. Bashir refuse d’avoir un accord avec la CPI et l’appelle plutôt une conspiration occidentale.
Par conséquent, le second vice-président soudanais Ali Osmane Taha vient de confirmer que le gouvernement soudanais a expulsé ou fermé treize organisations non gouvernementales en raison du viol des lois du pays. D’après M. Bashir, ils sont des espions et collaborent avec La Haye.
Cependant, l’opinion partagée par plusieurs est que cette décision déclenchera une sévère crise humanitaire au Darfour. Des ONG importants ont 24 heures pour quitter le pays comme Action Contre La Faim (ACF), Médecins Sans Frontières France et Hollande et CARE International.
S’ils sont forcés d’arrêter leurs opérations, 1,1 million de personnes seront sans nourriture, 1,5 million sans soins de santé et au moins 1 million sans eau, selon les Nations unies. «Les personnes déplacées au Darfour sont dépendantes de ces organisations humanitaires», affirme Yien Matthew, le porte-parole du Mouvement de libération du peuple soudanais.
Selon l’Agence France Presse, ce n’est pas la première fois qu’il y a une expulsion d’ONG au Soudan, spécialement au Darfour. M. Bashir prétend que c’est parce que les ONG ne respectent pas les lois des pays. Par contre, c’est lui qui les a surtout violées en contribuant substantiellement aux massacres de trois groupes tribaux au Darfour. N’est-ce pas cet homme d’état qui s’est servi de la famine, du viol, et de la peur comme arme contre ses propres citoyens? Sur ce, le président soudanais, Omar Hassan al-Bashir, devrait-il être arrêté ou pas?