La Conférence sur le changement climatique des Nations Unies prendra place à Copenhague du 7 au 18 décembre prochain, avec pour but de prendre des mesures environnementales après Kyoto.
Stephen Harper a attendu jusqu'à la dernière minute pour annoncer son intention de prendre part à la conférence. Cette décision est venue peu après celle du président américain Barack Obama d’y prendre part aussi.
En attendant Copenhague, la prévention des changements climatiques était à la tête de l’agenda lors du Sommet du Commonwealth de Trinité-et-Tobago, le 28 novembre. Les cinquante-trois pays du Commonwealth se sont réunis pour supporter la création d’un fond de 10 milliards de dollars d’ici 2012 pour aider les pays vulnérables à combattre les changements climatiques.
Il s’agirait d’une bonne manière d’obtenir des résultats tout en aidant les pays défavorisés. La plupart des pays du Commonwealth sont en effet des nations en développement situées dans des régions côtières.
Durant le sommet, l’Inde a indiqué pour la première fois qu’elle était prête à se fixer des objectifs ambitieux pour la réduction des gaz à effet de serre. Aussi présents à la réunion, le président français, Nicolas Sarkozy, le premier ministre danois, Lars Loekke Rasmussen, ainsi que le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, ont été invités à apporter leurs points de vue à la réunion.
Le Canada s’est fait sermonner à donner l’exemple et à adopter de nouveaux objectifs environnementaux plus ambitieux. Greenpeace a d’ailleurs demandé à l’assemblée du Commonwealth de suspendre le Canada à cause de son inaction en matière environnementale.
En ce moment, le gouvernement canadien suggère de réduire son niveau d’émission de gaz à effet de serre de 20% comparé à ceux de 2006 pour 2020. Les États-Unis ont quant à eux, des objectifs similaires. La Chine a aussi décidé de couper son intensité carbonique par unité de PIB (produit intérieur brut).
L’optimisme pointe; les dirigeants mondiaux s’étaient déjà entendu de tenter d’atteindre un accord à Copenhague lors du Sommet du changement climatique en septembre dernier. Espérons que la conférence aura plus de succès que l’accord de Kyoto, qui n’a toujours pas été signé par les États-Unis.