Au cours des mois de septembre et d’octobre, il y’a eu une panique au Canada, et cette panique, elle tourne autour de la viande. Plus spécifiquement, le bœuf contaminé par la bactérie Escherichia coli. Le 4 septembre 2012, des inspecteurs trouvèrent des souches de bactéries dans les produits de la compagnie XL Foods, basée à Brooks, en Alberta. Depuis, il y eut un grand nombre de cas d’empoisonnement à l’E.Coli rapportés un peu partout au Canada. La compagnie, en commençant le 16 septembre, a été obligée de faire un rappel de ses produits. Au début, il y avait seulement 26 produits sur la liste de rappel, mais, rapidement, le nombre est monté jusqu'au-dessus de 200. Bien vite, la contamination s’est répandue à d’autres viandes que le bœuf haché, et la liste grimpa jusqu'à 1800 produits.
Il y eut maints débats au gouvernement pour savoir comment régler le grave problème de contamination. Le 29 septembre, l’Agence canadienne d’inspection des aliments(ACIA) approuva un plan qu’XL avait dressé pour prendre des mesures correctives. XL continua de rappeler la plupart de ses produits, et commença à détruire les viandes contaminées qui était revenues à l’usine. Le 3 octobre, il y eut un débat d’urgence à la Chambre des communes, où le ministre de l’Agriculture, Gerry Ritz, proclama que le système d’intervention mis en place avait fonctionné et que l’ACIA n’était pas à blâmer pour l’incident.
12 personnes à travers le Canada furent infectées par l’E.Coli au moment d’écriture de cet article, mais personne n’en est mort et les cas rapportés furent plutôt bénins. XL, après avoir temporairement congédié 2000 employés, a commencé à accepter le retour d’environ 800 d’entre eux le 15 octobre dernier, pour démontrer leurs nouvelles stratégies de prévention contre une contamination a l’E.Coli. Le 23 octobre, la compagnie a reçu la permission de rouvrir ses portes, néanmoins avec une supervision intensifiée de l’ACIA.
Le blâme pour cette crise de la viande est équitablement divisé – certains blâment la compagnie XL, d'autres l’agence d’inspection. Chose certaine, il y eut une erreur humaine quelque part, mais nous ne saurons probablement jamais qui porte la faute. Et vous, qui blâmez-vous pour votre mauvais hamburger?
