Madame Renée Bergevin, enseignante des cours de sciences et de danse à l’École secondaire catholique La Citadelle de Cornwall, prend le rôle, pour la première fois, du metteur en scène de la pièce de théâtre annuelle. Cette pièce extraordinairement populaire s’intitule Citashow XIX - Bobine et Pellicule vous racontent… Évidemment, Madame Bergevin n’avait pas besoin de consacrer son temps précieux au projet Citashow. Étant une personne dévouée, organisée, patiente, déterminée et passionnée, elle a décidé de prendre une chance en essayant quelque chose de nouveau.
Jordan McDonald : Peux-tu décrire le projet du Citashow et ton expérience?
Renée Bergevin : Essentiellement, c’est un ensemble de scènes de télévision et de cinéma qui ont marqué depuis longtemps. Ce sont des personnages anciens et nouveaux qui sont exploités dans la pièce. Il y a aussi le cours de guitare de Monsieur Nicolas Doyon qui agit comme groupe musical du spectacle. En tout, je dirais qu’il y a environ 150 élèves impliqués et qui y participent, soit les comédiens, techniciens, maquilleuses, danseuses, musiciens, accessoiristes, costumières, régisseurs, coordonnateurs et chanteuses. D’ailleurs, j’enseigne la danse et je m’implique dans les spectacles de l’école (Citart et Citashow) à chaque année. C’est la première fois que je joue le rôle du metteur en scène tandis que les autres années, j’étais coordonnatrice de la pièce.
J.M. : Quelles sont les tâches du metteur en scène?
R.B. : Il faut visualiser la pièce, la mettre en schéma, placer les décors et les comédiens, scénariser le son, la musique, les lumières et les accessoires. Bref, je dirais que je dois coordonner les différents éléments de la pièce pour la rendre réelle.
J.M. : Quels sont les plus grands défis du metteur en scène?
R.B. : Le fait de rejoindre les gens pour se regrouper n’est pas très facile et prend beaucoup de temps. D’ailleurs, il faut que je trouve des façons réalisables de rendre l’image de ma tête assez réelle. Le manque de temps est sans doute le plus grand défi pour moi.
J.M. : Qu’est-ce qui t’a attirée à devenir metteur en scène?
R.B. : J’ai de l’expérience à faire la mise en scène de musiciens et de danseurs. Cette fois-ci, je voulais voir la différence entre guider les acteurs versus les danseurs. Le dynamisme de cette tâche m’a intriguée.
J.N. : Quelles qualités faut-il pour réussir comme metteur en scène?
R.B. : (Rire et soupir) À mon avis, il faut un énorme montant de patience, beaucoup d’imagination pour pouvoir transmettre mes idées de façon créative. Il faut aussi que je sois marginale, donc ne pas avoir peur d’essayer de nouvelles choses pour m’améliorer et pour améliorer la scène, le décor, etc.
J.N. : As-tu des craintes à la veille du spectacle?
R.B. : Honnêtement, pas du tout. Je ne suis pas nerveuse parce que je sais que la pièce est tellement bien préparée grâce aux élèves de l’école. Ce sont eux qui donnent leur temps après les heures de classe pour que le «show» soit à son meilleur.
J.N. : Qu’as-tu découvert au sujet de toi-même en exerçant cette fonction cette année?
R.B. : (Pause) Il ne faut pas avoir peur de la nouveauté et de déléguer chaque tâche. Je suis habituée à faire tout moi-même et à travailler de façon autonome. Il fallait que j’aie le courage de donner des tâches aux autres et cela, par conséquent, exigeait que je maintienne un sens d’organisation et de dévouement.
J.N. : D’après cette expérience, est-ce que tu voudras être metteur en scène encore une fois?
R.B. : En un seul mot : oui.
Certes, Madame Bergevin possède une fierté excessive de ses élèves qui travaillent constamment et fortement en visant la réussite. Citashow XIX - Bobine et Pellicule vous racontent… a été présenté au public au Théâtre Aultsville les 11 et 12 décembre. Encore une fois cette année, le Citashow compte parmi les grands succès de La Citadelle.