La population mondiale est aux prises avec de nombreux fléaux et la question de la condition féminine refait surface une fois de plus avec la proposition d’une nouvelle loi qui retirerait à la femme afghane des droits… des quelques-uns qui lui restent à ce jour. Un rapide tour du monde s’impose pour prendre conscience de la condition médiocre ou tout simplement inhumaine dans laquelle vivent des milliers de femmes. Que ce soit en Amérique, en Europe, en Asie, au Moyen-Orient ou en Afrique, elles ont encore beaucoup de chemin à faire avant d’être considérées égales aux hommes.
En Amérique du Nord, la condition féminine est beaucoup moins dramatique que dans certaines autres régions du globe. Par contre, si nous prenons, par exemple, le fait qu’une femme est abusée ou violentée à chaque quinze secondes aux États-Unis, nous avons raison de nous inquiéter. En Amérique du Sud, la condition féminine laisse encore plus à désirer. En Haïti, la femme est clairement considérée l’inférieure de l’homme. Les abus sont nombreux, autant au niveau physique que psychologique et salarial. Les femmes abusées se rendant en cour se font ridiculiser par les juges et ceux-ci les rendent même responsables de ce qui leur est arrivé. Les viols font partie de leur quotidien et laissent de graves séquelles. De plus, le salaire des femmes haïtiennes est inférieur à celui des hommes de 40%, ce qui démontre de façon frappante l’écart social entre les deux sexes.
Les Néerlandais, en Europe, accordent encore beaucoup d’importance aux valeurs familiales traditionnelles et les fillettes néerlandaises sont donc encouragées à poursuivre des études moins importantes que les jeunes garçons afin de pouvoir passer plus de temps à la maison. Mentionnons aussi l’industrie du sexe hollandaise protégée et gérée par le gouvernement qui compte quelque 2500 «travailleuses». Aucune loi ne protège les femmes victimes de violence et une différence de 24% marque le salaire moyen des femmes par rapport à celui des hommes. Où sont les droits de la femme aux Pays-Bas?
En Asie, la condition de la femme est alarmante. Le couple chinois peut avoir un seul enfant; si un deuxième enfant conçu est une fille, ils doivent l’éliminer. Si la fille naît et atteint un âge suffisant, elle est récupérée et utilisée dans le marché de la prostitution. Les femmes ont accès en majorité aux mêmes postes de travail que les hommes mais font face à beaucoup de pressions et de harcèlement et sont les premières à perdre leur emploi en cas de coupures. La femme chinoise gagne en moyenne un salaire environ 75% inférieur à celui de l’homme.
Les Afghanes, elles, n’ont quasiment aucun droit. Elles n’ont pas accès aux soins de santé, doivent demeurer cloîtrées dans leur maison, doivent être recouvertes de la tête aux pieds, doivent être entièrement soumises à un mari qui leur a été imposé, ne peuvent pas avoir d’emploi, bref elles sont bafouées et ne peuvent pas s’en plaindre non plus… sous peine d’être exécutées! Où sont leurs droits fondamentaux?
Au Nigeria, la situation de la femme est critique. La mutilation génitale est largement pratiquée, la loi encourage les maris à discipliner violemment leur femme, le viol est normalisé par la loi, le mariage est forcé et polygamique et les femmes n’ont accès aux services médicaux qu’avec la permission de leur mari. Voilà seulement quelques exemples de ce que ces femmes nigériennes doivent supporter quotidiennement avec la peur de représailles.
La situation de la femme dans le monde est, malgré les mouvements féministes, plus que médiocre. Que faudra-t-il faire afin de faire respecter leurs droits à ces milliers de femmes?