Chaque jour, nous voyons nos parents. Même s’ils nous rendent parfois complètement fous, nous les aimons. Certains nous préparent le souper, lavent notre linge et, cependant, nous oublions souvent de les remercier.
Ils travaillent très fort pour nous, et pourtant, des fois, nous oublions tout ce qu’ils font pour nous. Le stress du travail et les contraintes de la société pour nous donner à manger et nous habiller ne leur rendent pas la vie facile. Je comprends que ce n’est pas comme ça dans toutes les familles, mais c’est quand même la tendance générale. Mais la plupart des familles dans ma ville sont différentes…
Notre ville est une ville militaire. C’est-à-dire qu’il y a une base militaire importante ici, et que de nombreuses familles ont au moins un parent qui travaille ou à la réception, ou est un soldat ou une soldate dans l’armée canadienne.
Ce n’est pas le cas de tous et de toutes, mais c’est un cas qui revient fréquemment dans une ville comme celle-ci. Et, comme vous le savez probablement, il y a en ce moment une guerre qui se passe dans un pays lointain ; donc plusieurs de ces parents, sœurs ou frères se font «déployer», le terme choisi par l’armée pour dire à ses membres qu’ils s’en vont en mission. N’étant pas dans leurs souliers, je ne prétendrai pas savoir comment ils vivent la séparation, mais qu’en est-il de ceux et celles qu’ils laissent «à l’arrière»? Je vais vous informer du stress que ces personnes ressentent et comment les aider.
Premièrement, il ne faut surtout pas dire que «ça va aller». C’est comme dire : «Ton chien est mort, mais tu peux quand même le garder». Ça ne se fait pas. Parce qu’en réalité, on ne sait pas si ça va aller ; et se faire dire le contraire frustre les gens.
Une personne dont un membre de la famille a été déployé se stresse facilement, et a de nombreuses sautes d’humeur. Il faut comprendre que c’est un temps très dur, et on ne sait jamais si quelque chose peut se passer.
Aussi cette personne devient-elle pessimiste, ayant toujours peur du pire en ce qui concerne le membre de sa famille. C’est cette incertitude constante qui ronge le moral. Ça aide beaucoup d’en parler à quelqu’un, et je vous suggère fortement de le faire si vous êtes dans cette situation.
Il est certain que nous ne réagissons pas tous et toutes de la même façon, et une méthode qui aide une personne n’en aide peut-être pas une autre. Mais ce qui me paraît clair, c’est qu’il faut en parler.
En ce qui me concerne, j’ai trouvé une phrase qui m’aide beaucoup : «Si vous ne vous mettez pas derrière nos troupes, allez donc vous mettre devant elles». Prenez soin de vous.