Selon les dires, notre armée occupe une place importante en Afghanistan, donc depuis 2002, le Canada envoie des troupes pour essayer de rétablir la discorde qui y sévit. C’est la raison pour laquelle le gouvernement canadien essaie de recruter bon nombre de jeunes tout droit sortis des bancs d’école, ou presque, pour avoir ainsi plus de soldats à son commandement.
Évidemment, le Canada a besoin de recrues pour combler le manque dans ses troupes, cependant ce sujet est controversé lorsqu’il s’agit du trépas de nos braves soldats. Cela peut nous amener, à se demander quelles sont les motivations et les raisons qui les poussent à aller au combat.
Selon les statistiques, la majorité de nos soldats décédés en Afghanistan, soit 53%, ont moins de 25 ans. Pourquoi?
Ce sont en grande partie des jeunes qui entrent dans l’armée pour les promesses qu’on leur fait. D’abord, on leur garantit de très bonnes conditions salariales. Ce qui peut sembler très intéressant du point de vue d’un jeune de 20 ans. Ensuite, on leur explique qu’en étant au service de l’armée, ils pourront acquérir un métier qui pourrait leur servir une fois sortis de l’armée.
Naturellement, ce qui intéresse la plupart des jeunes qui s’enrôlent est évidement l’argent qu’ils pourront en tirer ou bien récolter à la fin d’une mission. Certains pourront ainsi rembourser des dettes qu’ils ont depuis un temps déjà. Pour d’autres, c’est la fierté de représenter leur pays au risque d’y laisser leur peau. C’est là, en général, le but de ces jeunes, qui décident de combattre. Sont-ils seulement conscients du danger quotidien présent là-bas?
Ces combats qui ont lieu à l’autre bout du globe nous touchent chacun à notre façon. Surtout lorsqu’un soldat tombé est l’un des nôtres.
Le 13 septembre dernier, la région a perdu un Franco-Ontarien. Patrick Lormand, âgé de 21 ans et originaire de Chute-à-Blondeau, était un soldat du 2e bataillon du 22e Royal régiment à Valcartier. Lormand est le premier soldat dans l’Est ontarien à mourir en Afghanistan. Il revenait d’une mission d’aide à 13 kilomètres au sud-ouest de Kandahar.
Lorsque l’on s’arrête pour y penser, il faut réaliser qu’il était presque de notre âge. C’est seulement environ cinq ans de plus que nous, jeunes étudiants au secondaire. Qui pourrait prédire qu’à peine trois à quatre ans après son secondaire, que la vie qui s’étale devant vous pourrait d’un coup s’éteindre?
Même lui, Patrick, n’aurait pu le deviner il y a trois ans, avant de s’engager dans l’armée. La vie d’un soldat ne tient parfois rien qu’à un fil, peu importe l’âge.
Enfin, nos soldats passent des heures et des heures d’entraînement ici au Canada, mais ce n’est rien à côté de la réalité qui les attend, et ce, peu importe la raison derrière leur engagement, qu’il s’agisse d’argent ou de patriotisme. Le fait demeure que notre monde a besoin d’eux. C’est pour cela qu’il faut penser à tous ces jeunes qui partent et qui peut-être ne reviendront jamais.