Notre passé... notre avenir



Jean-Marc Lalonde et Nicolas Doyon affichent leur fierté des traditions à La Citadelle. Photo : Kyle Plumadore

Jean-Marc Lalonde et Nicolas Doyon affichent leur fierté des traditions à La Citadelle. Photo : Kyle Plumadore

Publié le 25 Novembre 2009
Publié le 16 Juin 2010
 

Martin Maloney, École secondaire La Citadelle

Sujets :
Sainte-Catherine

La fin novembre est presque arrivée et, au cours de ce mois, il y a eu plusieurs occasions de se rappeler les fêtes ou les faits importants. Certaines fêtes ont été célébrées, d’autres ont été oubliées.

La Toussaint, le jour du Souvenir et la Sainte-Catherine, toutes de grandes journées pour nos écoles catholiques, ont été fêtées ou commémorées dans ces derniers 30 jours. Cependant, il semble que ces journées deviennent de moins en moins importantes au fil des années. Qui d’entre nous ne se rappelle pas de nos grands-mères qui faisaient de la tire pour fêter la Sainte-Catherine? Il semblerait qu’en l’année 2009, où tout est accompli électroniquement, certaines coutumes canadiennes-françaises soient oubliées.

De nos jours, la Toussaint, autrefois une des célébrations les plus importantes chez les Canadiens-français, n’est plus fêtée, ni même mentionnée dans la plupart des écoles catholiques. Bien que le jour du Souvenir soit toujours célébré, combien d’élèves apprécient pleinement le sacrifice des soldats qui protègent notre beau pays ou l’effort mis en place, le 11 novembre, pour honorer les soldats tombés au combat?

Avec Noël et le jour de l’An qui approchent à grands pas, combien d’entre nous tenterons d’échapper au froid hivernal en partant vers le Sud? Il est vrai que la température est plus clémente mais est-il vraiment possible de fêter Noël sans être entouré des membres de sa famille?

Nos valeurs changent avec le temps, c’est certain, mais l’histoire et nos traditions doivent être conservées, sinon, comment garder la tête haute en tant que société? À titre de gardiens de notre héritage, nous devons réaliser que nos actions ont un impact sur le monde dans lequel nous vivrons. Il est vraiment difficile d’imaginer notre monde dans 24 heures, encore moins dans 10 ou 20 ans, mais nous devons penser quel héritage nous voulons léguer à nos enfants : un monde qui n’a gardé aucune de nos traditions, où personne ne se souvient des sacrifices faits au nom de la liberté, est bien triste à imaginer.

Quoiqu’il soit difficile de faire des choix qui influenceront notre avenir, c’est exactement ce que vivent les élèves du secondaire : ces choix que l’on fait aujourd’hui auront des conséquences sur l’avenir, qui est toujours affecté par ce que l’on a appris du passé. Comme l’a si bien dit Georges Santanaya : «Ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter».

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