Dernièrement, la mode des téléphones cellulaires se propage rapidement. De plus en plus, voir un ado marcher sur le trottoir le téléphone à l’oreille ou bien être entrain de taper un message texte dans l’autobus est phénomène courant. Cette habitude, qui ne se limite souvent pas seulement aux ados, a capté l’attention du gouvernement du Québec et une loi interdisant l’utilisation d’appareils portatifs au volant est entrée en vigueur en juin 2008. Une amende de 150$ faisait aussi partie de la loi.
Le 1er septembre, il y a quelques mois, le gouvernement ontarien a mis en vigueur une loi très semblable mais accompagnée d’une amende de 500$. Par contre, le manque d’avertissements a conduit à plusieurs ignorances de la nouvelle loi et donc plusieurs conflits. Le gouvernement a donc été dans l’obligation de temporairement arrêter sa mise en application afin de la réviser et éviter les problèmes.
Pour de bonnes raisonsLa nouvelle loi a fait l’unanimité dans la législature ontarienne pour la simple raison d’être une loi qui améliore le niveau de sécurité sur nos routes, elle vise à combattre la conduite inattentive. Le site web de la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) cite : «Ce n'est pas tant le maniement de l'appareil qui pose problème, mais bien la conversation téléphonique puisque le cellulaire est une source de distraction davantage mentale que physique. La distraction liée à une conversation au cellulaire demeure, même si on a ses deux mains sur le volant.» De plus, «il n'est pas sécuritaire d'envoyer des messages textes, des courriels ou de composer un numéro de téléphone lorsqu'on conduit un véhicule. Dorénavant, c'est aussi illégal», dit le ministre du Transport Jim Bradley. Effectivement le risque d’accident est dit être quatre fois plus grand lors de l’utilisation d’un appareil portatif.
Des exceptionsMais dans chaque loi, il y a des exceptions et bien sûr les pompiers, les ambulanciers et les policiers seront exemptés de la règle pendant l’exercice de leurs fonctions.
La loi est maintenant en vigueur depuis le 26 octobre. On alloue une période de grâce jusqu’en février 2010, lorsqu’une amende maximale de 500$ pourrait être imposée. En attendant, les citoyens de la province se préparent à gagner les routes… sans appareils portatifs.