L’hiver approche rapidement ainsi que la saison des grippes. Au Canada, les professionnels de la santé craignent un retour de la grippe porcine. Conséquemment, le vaccin verra bientôt le jour. Le Québec demeure froid; l’Ontario en panique. Plusieurs se questionnent sur l’authenticité du vaccin. Devrions-nous prendre ou non le vaccin?
Apparue au Mexique vers le milieu du mois de mars dernier, cette maladie virale tire sa source des porcs infectés par la grippe H1N1 et s’attarde surtout sur la population âgée de moins de 20 ans. Il n’a fallu qu’un mois pour qu’elle se répande au-delà des frontières mexicaines pour s’infiltrer aux États-Unis; à peine une semaine plus tard. Déjà, on dénonçait les premiers cas canadiens.
L’Ontario et le H1N1À l’heure actuelle, l’Ontario a, comme plusieurs provinces canadiennes, devancé la campagne de vaccination contre le H1N1 au mois de novembre et repoussé la campagne de l’influenza au mois de décembre; seules les personnes de 65 ans auront ce vaccin au mois d’octobre.
Par ailleurs, l’Ontario s’arme contre la possibilité d’une seconde pandémie; déjà, on ordonne le retrait d’enseignantes et d’infirmières enceintes, contrairement au Québec où l’on a refusé le retrait des infirmières.
Pourquoi tant de scepticisme face au vaccin?
D’après une étude préliminaire menée auprès de 2000 personnes provenant du Canada, la population immunisée contre l’influenza la saison dernière serait plus susceptible de contracter le virus. D’autre part, les femmes enceintes et les gens affectés par d’autres maladies chroniques pourraient, en contractant le H1N1, développer des complications.
Est-ce une étude authentique? Certains voient en cette affirmation une vérité, d’autres, une fausseté. D’autres encore perçoivent en cette maladie de la fausse publicité visant un débouchement économique pour les compagnies pharmaceutiques.
Le gouvernement ainsi qu’une grande majorité de médecins s’inquiètent de la passivité de la population canadienne; à la suite d’un sondage effectué au Canada, environ 45% seulement de la population projette de se faire vacciner. Par conséquent, ces mêmes médecins craignent l’amplification des répercussions désastreuses que pourrait provoquer une trop grande population affectée.
La Dre Arlene King, médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, rassure la population en affirmant : «Au bout du compte, les Ontariennes et Ontariens doivent comprendre que le virus H1N1 cause une grippe comme tant d’autres.»
A-t-elle raison? La population canadienne a-t-elle à craindre une éventuelle pandémie nationale? Doit-elle se préparer à l’éventuelle fermeture des services publics? Doit-elle prendre le vaccin contre le H1N1? Devrait-elle plutôt refuser le vaccin fabriqué trop rapidement et dont elle ne connaît pas les effets secondaires possibles?