Depuis le mois de mars dernier, un seul sujet est sur toutes les lèvres. Je parle ici du virus de la grippe H1N1, cette maladie apparue au Mexique l’hiver dernier et qui, depuis ce temps, est devenu une pandémie mondiale.
Ces derniers mois, la propagation du virus H1N1 fait trembler de peur les petits et les grands. Les salles d’urgence des hôpitaux sont bondées car on y accourt au moindre éternuement. Dans les endroits publics, il suffit d’un seul reniflement pour que toutes les personnes près de soi s’éloignent de quelques pas. Les étudiants en profitent et réclament à grands cris la fermeture des écoles, «pour ne pas propager la maladie». Mais cet état de panique est-il justifié? Rien de moins sûr.
En effet, la grippe H1N1 engendre pratiquement les mêmes symptômes que la grippe saisonnière régulière. Et la plupart du temps, les personnes atteintes de la maladie guérissent sans intervention médicale, après quelques jours. C’est seulement dans un nombre de cas très limités que les symptômes du virus s’aggravent et nécessitent l’hospitalisation. De plus, il existe maintenant un vaccin pour prévenir cette maladie, qui sera administré à tous ceux qui le désirent au cours des prochaines semaines.
Tout ce qu’il reste à faire, c’est de suivre les règles de base qu’on apprend dès la maternelle pour éviter de transmettre la grippe : se laver les mains régulièrement, mettre son bras devant sa bouche avant d’éternuer, et rester à la maison si on ne se sent pas dans notre assiette.