Pendant le mois de novembre 2009, le Théâtre des 4 coins a présenté à la Nouvelle-Scène une pièce de théâtre intitulé HIKIKOMORI. Cette pièce est destiné aux jeunes de 13 ans et plus.
Le Théâtre des 4 coins est constitué de Véronique Daudelin, Jean-François Hamel, Olivier Normand et Klervi Thienpont. Ces quatre artistes ont écrit la pièce et ont fait la mise en scène. Ils ont écrit cette œuvre puisqu’il y a très peu de théâtre en français pour les jeunes adolescents, grands amateurs du théâtre.
«Cette pièce reflète beaucoup la vie des jeunes, puisque Hiki se cache toujours dans sa chambre et ignore les désastres autour de lui, ce qui est la réalité dans la vie des ados», a dit Jani Lamarche, une élève de 9e année de l’École Gisele-Lalonde qui est venue voir la pièce avec sa classe dans le cadre du cours d’art dramatique.
HIKIKOMORI est un mot de langue japonaise qui désigne un jeune adolescent qui passe 95% de son temps enfermé dans sa chambre, et ce pendant plusieurs mois. Dans cette pièce, le personnage principale, Hiki, vit dans son propre monde; il est Hikikomori. À l’extérieur de la chambre d’Hiki, plusieurs événements tragiques se passent sans qu’Hiki s’en rende compte. Ce drame a aussi un mélange de fantaisie avec la légende de Namazu, le grand poisson qui tient sur son dos le monde entier.
«C’est une excellente pièce de théâtre à voir, puisqu’il y a une leçon en fin de compte. En tant qu’enseignant de 9e année, cela a valu la peine puisqu’ils sont des ados et parfois eux aussi s’enferment et ne sortent pas. Il faut qu’ils profitent de la vie», a dit M. Warden, un des enseignants en charge du cours d’art dramatique à l’École Gisele-Lalonde.
Les adolescents passent plus de 70% en moyenne de leur temps enfermés dans leur chambre. Que font-ils? Internet! Ils sont assis ou couchés pendant des heures à surfer l’Internet sans se rendre compte du temps qu’ils dépensent.
La morale de cette pièce est d’encourager les adolescents à sortir et à faire des activités en plein air et de ne pas les laisser s’enfermer dans leur chambre sans s’apercevoir toute l’actualité dans le monde.