Vivre et laisser vivre, voilà une devise que tous devraient appliquer dans la vie de tous les jours. Tous en effet, mais plus particulièrement monsieur Howard Galganov qui ne semble point pouvoir laisser vivre les francophones de l’Ontario ainsi que leur culture.
N’étant pas une résidente de Limoges et de Russell, je n’ai pas reçu, tout récemment, un dépliant qui prônait l’éradication de ma langue et de ma culture francophone. Cependant, j’ai eu la chance – ou la malchance – de lire celui-ci en salle de classe et je peux donc affirmer que ce dépliant pousse à la limite cette liberté d’expression que nous, citoyens canadiens, pouvons nous vanter d’avoir.
Personnellement, je trouve cela injuste de tenter de diminuer autant cette belle langue et culture francophone surtout qu’il s’agit d’une des deux langues officielles du Canada. Que diraient les anglophones si nous tentions de les diminuer ainsi? Probablement que ce cher monsieur Galganov serait un des premiers à s’opposer à ce genre de propagande.
Étant d’origine juive, je crois que monsieur Galganov devrait comprendre le sort de la minorité francophone en Ontario au lieu de chercher à détruire notre culture. L’affichage bilingue n’est pas quelque chose de si néfaste pour les anglophones, il s’agit simplement d’accommoder les francophones de la région. Après tout, si nous sommes un pays reconnu pour ses multiples accommodements raisonnables, pourquoi les francophones doivent-ils se battre afin d’avoir l’affichage bilingue dans un pays officiellement bilingue?
De surcroît, je pense sincèrement que s’en prendre aux personnalités politiques de la région de Russell n’est point une bonne idée de la part d’une autre figure politique. Somme toute, je crois que si cette propagande avait été faite envers une autre minorité ethnique, culturelle ou linguistique, il y aurait eu un immense chamboulement et cela aurait fait la une des médias internationaux. Je ne comprends donc pas pourquoi tout cela semble passer autant inaperçu alors qu’il s’agit de propagande afin d’éliminer la culture francophone!
C’est d’ailleurs pourquoi je crois qu’il faut que nous continuions de nous battre pour nos droits comme l’a fait Gisèle Lalonde, ainsi que nombre de Franco-Ontariens, pour la grande cause qu’a été SOS Montfort.