Un scandale au sujet du réchauffement planétaire a fait éruption sur Internet le 17 novembre 2009. Celui-ci est depuis désigné sous le nom de Climategate, une référence indéniable au scandale politique du Watergate de 1974. Les éléments mis en lumière par Climategate ont créé tout un émoi sur la scène internationale.
Tout a débuté avec un internaute œuvrant sous le pseudonyme FOIA, inspiré du «Freedom of Information Act» des États-Unis. Cet informateur anonyme est parvenu à télécharger plus de 3000 fichiers de données provenant des ordinateurs du Climatic Research Unit (CRU) de l’Université d’East Anglia, située au Royaume-Uni.
Cet institut est composé de scientifiques qui défendent avec ferveur l’imminence du réchauffement planétaire de même que le rôle fatidique que les humains y ont joué. Le CRU conseille régulièrement le Groupe intergouvernemental d’experts en climat des Nations Unies (GIEC).
L’internaute FOIA, donc, a trouvé le moyen d’avoir accès au réseau informatique du CRU et en a profité pour lui soutirer des documents ainsi que 1073 courriels électroniques échangés entre des membres du CRU et du GIEC au cours des dix ans. Bien que certains de ces messages n’aient été que de banales invitations à souper, le contenu de la majorité d’entre eux s’est avéré choquant, voire même bouleversant.
Sûrement dans le but d’alimenter les débats courants au sujet de l’environnement, l’auteur du piratage a publié ses trouvailles sur le blog intitulé The Air Vent.
L’information contenue dans ces fichiers et ces courriels démontre que les données préalablement présentée au grand public auraient été falsifiées. Selon les véritables données, la planète serait actuellement en train de vivre un refroidissement, et non un réchauffement, qui n’aurait aucun lien avec l’activité de l’homme.
Cette modification des faits aurait été effectuée dans le but d’exposer et de faire valoir l’importance et le caractère sérieux du réchauffement climatique. Le CRU aurait également collaboré avec le GIEC afin d’empêcher les scientifiques en quête de vérité d’étaler des preuves de l’inexactitude des faits présentés au public.
Phil Jones, le directeur du CRU, a confirmé l’authenticité des courriels ayant été publicisés. Cependant, il maintient que leur message n’a pas bien été interprété.
Il est vrai que la correspondance entre les experts en climat du Royaume-Uni et des Nations Unies abrite des expressions telles qu’«astuce», «masquer le déclin», «absence de réchauffement» et «manipulation». Toutefois, les analystes de ces courriels ont-ils simplement pris les mots hors contexte afin de modeler les faits à leur avantage? Ce serait le comble de l’ironie, étant donné que c’est ce que les critiques reprochent au CRU.
Une investigation a été entamée au sujet de Climategate. Jones renoncera à son poste au sein du CRU jusqu’à ce que celle-ci en vienne à une conclusion.