Depuis le 7 décembre et jusqu'au 18 se tient la 15e conférence «COP» de l'ONU à Copenhague, au Danemark. Cette rencontre entre les pays ayant ratifié la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique se tient à chaque année et portera cette fois, en continuité avec celle de Bali en 2007, sur les changements climatiques ainsi que sur l'après Kyoto. Le dit Protocole, entré en vigueur en 2005, prendra fin en 2012 et l'Organisation des Nations Unies (ONU) essaiera d'en recréer l'équivalent à Copenhague.
Il faut se souvenir qu'en 2005, tous les pays avaient signé le Protocole, à l'exception de nos voisins d'en bas, les États-Unis. Pour la quinzième conférence les choses semblent prendre une voie différente. L'ex-président Bush avait refusé de signer le traité, tandis que maintenant, le président Barack Obama a lui-même voulu assister à la rencontre. Cette annonce fut reçue avec enthousiasme par le premier ministre danois, Lars Løkke Rasmussen.
Pour ce qui est du Canada, nous serons aussi représentés à la rencontre et nous aurons, comme les autres pays de l'Union Européenne, du Groupe de l'Intégrité Environnementale ainsi que des pays en développement, une voie dans le vote qui prendra place dans ce pays scandinave.
Rappelons-nous que sous la gouverne de Stephen Harper, le Canada n'avait pas pu respecter le Protocole, car selon les dires du premier ministre, le traité de «Kyoto est essentiellement un complot socialiste qui vise à soutirer des fonds aux pays les plus riches». À Copenhague, le Canada devra s'expliquer à l'ONU et aura aussi la tâche de choisir entre la ratification d'un nouveau traité et la soi-disante «menace» qu'il pourrait représenter.
Dans les mois qui ont précédé la rencontre au Danemark, des scientifiques d'un peu partout dans le monde se sont rencontrés dans la capitale danoise afin de partager leurs informations, mais aussi pour discuter des répercussions futures qu'auront les changements climatiques sur le monde. Le Groupe Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat (GIÉC) pousse un cri d'alarme; les résultats sont plus que concluants, si les choses ne changent pas, le système climatique sera grandement bouleversé, peut-être au-delà du réversible. Mais selon le comité, il est encore temps de changer, les pays n'ont qu'à faire les bons choix, et ensemble, seulement ensemble, ils pourront sauver leur planète.
Maintenant il reste seulement une chose à faire; attendre, car c'est seulement après l'ultime rencontre du 18 décembre que nous connaitrons le résultat final. La sentence de la Terre.