Les prix des denrées alimentaires ne cessent d’augmenter dans plusieurs pays. La crise économique, qui touche beaucoup les emplois et le taux de pauvreté, ne fait qu’aggraver la situation.
Selon les estimations de la FAO (Food and Agriculture Organization), le nombre de personnes victimes de la faim pourrait croître de 100 millions en 2009 et dépasser le milliard. C’est pour cela que Jacques Diouf, le directeur général de la FAO, a proposé à l’organisation du sommet mondial afin de trouver des façons pour faire face à cette crise.
«La crise silencieuse de la fin, qui touche un sixième de l’humanité, représente une grave menace pour la paix et la sécurité mondiales. Nous devons de toute urgence dégager un large consensus sur l’arrêt total et rapide de la faim dans le monde», a annoncé M. Diouf.
En ce qui est du Canada, l’honorable Beverley J. Oda, la ministre de la Coopération internationale, a participé au somment mondial sur la sécurité alimentaire qui a eu lieu à Rome du 16 au 18 novembre 2009. Il y avait plus de 150 chefs de différents États, ministres et représentants d’organisations internationales.
Les participants ont discuté des possibilités d’améliorer les causes des prix élevés des denrées et la pénurie de vivres dans les pays en voie de développement. Ils ont également décidé d’inverser la tendance à la diminution des financements nationaux et internationaux consacrés à l’agriculture, de promouvoir de nouveaux investissements dans ce secteur, d’améliorer la gouvernance des questions mondiales relatives à l’alimentation en partenariat avec les parties prenantes concernées des secteurs public et privé, et d’affronter de manière proactive les défis que pose le changement climatique en matière de sécurité alimentaire.
Ils ont décidé d’éliminer définitivement et le plus tôt possible la faim sur la surface de la Terre. Les pays pauvres ont besoin des guides politiques, économiques et de développement qui stimuleront leur production et leur productivité agricoles. Il faut investir davantage dans l’agriculture car la majorité des pays pauvres ont obligatoirement besoin d’un secteur agricole en bonne santé pour venir à bout de la faim et de la pauvreté et assurer leur croissance économique générale.
La gravité de la crise alimentaire actuelle est la conséquence de 20 années d’investissements insuffisants dans l’agriculture et le manque d’importance de ce secteur. Il est très important d’aller et de signer la pétition sur le site de la FAO; à chaque 6 secondes un enfant meurt de la faim. N’oublions pas que le 16 octobre est la journée mondiale de l’alimentation. Si certain pays font la guerre pour le pétrole, qui est une source dont nous n’allons pas mourir si nous ne l’avons pas et qui, a un moment donné, s’épuisera, qu’arrivera-t-il alors lorsqu’il n’y aura plus de nourriture?