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Les Olympiques du bilinguisme

Cédérik Ladouceur, École secondaire La Citadelle

Article mis en ligne le 17 décembre 2009 à 11:37
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Les Olympiques du bilinguisme
Cédérik Ladouceur, École secondaire La Citadelle
En février, les Jeux olympiques de Vancouver auront de la difficulté à fournir tous les services en français. Depuis la création des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver, le CIO (Comité international olympique) se déclare être en mesure de représenter les deux langues officielles, le français et l’anglais, ce qui n’est que normal.
Par contre lors des premières ouvertures des nouvelles installations, l’une des affiches n’était rédigée qu’en anglais, plus précisément à Richmond à l’installation du patinage de vitesse. Plusieurs affirment que ce malentendu ne peut que s’aggraver lors des Jeux à Vancouver. Si on est incapable de consulter un logiciel de traduction pour y inscrire «Richmond Olympic Rink» et de trouver une version française qui donnerait «Anneau olympique de Richmond», action qui demande très peu d’effort, comment va-t-on trouver l’effort pour offrir un système bilingue qui a de l’allure lors de cet événement?

Le gouvernement fédéral s’est bien fait avoir lorsque celui-ci a donné au Comité d’organisation des Jeux olympiques de Vancouver (COVAN) quelques millions de dollars en pensant que ces Jeux seraient complètement et parfaitement bilingues.

De plus, la Fédération des communautés francophones et acadienne commence déjà à réagir. Elle a tout de suite pris les choses en main en faisant valoir son point. Même que le Bloc québécois veut s’en mêler. «À la vitesse où se déroulent les choses, rien ne nous garantit que les services en français donnés aux Jeux olympiques d’hiver de Vancouver seront de qualité, ni même s’ils seront offerts partout où ils doivent l’être», a dicté le député de Gatineau et représentant des langues officielles au Bloc québécois, Richard Nadeau.

Par la suite, Monique Gay, porte-parole du Bloc québécois en matière de francophonie et députée de Rivière-du-Nord, a fait adopter une motion par le Comité des langues officielles, disant que le commissaire responsable des langues officielles doit faire plusieurs mises à jour afin de faire respecter le français au même niveau que l’anglais.

Par la même idée, le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, déclare : «Je ne veux pas que les visiteurs se fassent accueillir par des phrases comme : "Sorry, I don't speak French"». M. Fraser remet encore en doute la progression du processus d’instauration du bilinguisme. Il reste encore des manques au niveau du recrutement de bénévoles, des affichages extérieurs et de l’accueil à l’aéroport. Pour l’instant, ce qui est sûr d’être en place lors des Jeux olympiques d’hiver, ce sont 3500 bénévoles bilingues qui seront placés stratégiquement pour que tous puissent profiter d’une meilleure communication, a promis Jaques Gauthier, membre du Conseil d’administration du COVAN.

Pour ainsi dire, contrairement aux Jeux olympiques d’hiver à Turin en Italie il y a quatre ans, le tout sera beaucoup moins bilingue cette année à Vancouver où le pays se dit bilingue et où les deux langues officielles sont l’anglais et le français.

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