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Grippe A(H1N1) : Légende urbaine ou pandémie meurtrière?

Patrick Gravel, École secondaire Marie-Rivier

Article mis en ligne le 17 décembre 2009 à 11:38
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Grippe A(H1N1) : Légende urbaine ou pandémie meurtrière?
Interprétation de la grippe A(H1N1) selon la classe de 11e année de Marie-Rivier dans le cadre d’un concours de décoration de portes à l’Halloween. Photo : Simon Labonté
Grippe A(H1N1) : Légende urbaine ou pandémie meurtrière?
Patrick Gravel, École secondaire Marie-Rivier
Le lundi 26 octobre, de nombreux citoyens canadiens attendent plus de cinq heures en ligne dans l’espoir de recevoir le vaccin qui pourrait les protéger contre cette nouvelle grippe meurtrière. Il s’agit bel et bien de la grippe A(H1N1).
Depuis son apparition au Mexique en mars 2009, cette nouvelle forme de grippe a fait environ 6770 morts dans le monde, dont 279 au Canada en date du 24 novembre. Pourquoi A(H1N1)?

Il existe trois types de virus de l’influenza : les types A et B, responsables d’épidémies, et le type C, plus bénin. Le virus pandémique actuel est un virus de type A, qui contient de l’hémaglutinine 1 et de la neuraminidase 1, d’où son nom de A(H1N1).

Depuis juin dernier, la grippe A(H1N1) est considérée comme une pandémie, signifiant qu'elle se transmet à un rythme soutenu partout dans le monde. Les autorités de la santé publique ont pris des mesures pour y faire face, même si une pandémie ne veut pas nécessairement se traduire par un grand nombre de morts.

Par contre, il y a bien une seule chose qui se propage plus vite que le H1N1 : le blâme et la confusion… Le niveau d’anxiété est à son comble, les politiciens et les services de santé publics furent pris par surprise par la demande croissante de vaccins. Même si les autorités sanitaires fédérales et provinciales ont préparé des plans d'intervention pour faire face à la pandémie d'influenza, un terrible pandémonium eût lieu à l’échelle nationale ces derniers temps.

L’influence des médias n’a pas rendu la chose facile : au Canada, chaque décès dû à la grippe A(H1N1) est médiatisé à fond. Le lendemain de la mort d’un jeune de 14 ans, on pouvait lire dans les journaux : Un jeune de 14 ans foudroyé par la grippe H1N1. Quelques jours plus tard, on apprend que le jeune est en fait décédé de méningite…

De plus, lorsque l’administration des vaccins commençait à ralentir, on voyait en gros titre : On commence à manquer de vaccins. Parfois, la société se questionne si les médias ne font qu’en mettre trop…

«Les médias nous ont trop traumatisé avec toute cette histoire de pandémie, et les gens ne font que paniquer», raconte Véronique Ricard, une étudiante de l’École secondaire catholique Marie-Rivier.

Puisque la grippe A(H1N1) est une grippe pandémique, elle surviendra probablement en deux ou trois vagues, à quelques mois d’intervalle. «À l’Île-du-Prince-Édouard, la première vague est terminée, mais on ne sait pas quand la deuxième viendra. Je suis aussi certain que cela va apporter une vague de panique», explique Simon Sirois-LeCain, un jeune fermier acadien.

En effet, on ne sait définitivement pas ce que l’avenir nous réserve…

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